Le premier tour des élections législatives n’est pas seulement là pour élire vos députés, mais aussi et surtout pour financer les partis politiques, ce qui explique le sursaut des candidatures dans les circonscriptions. EN effet le financement des partis politiques est proportionnelle au nombre de voix obtenues au premier tour des élections législatives, sous la condition de présenter des candidats ayant obtenu chacun au moins 1% des suffrages exprimés dans au moins 50 circonscriptions. Le financement peut avoir aussi lieu au second tour où il est proportionnel au nombre de parlementaires, à la condition d’être bénéficiaire de la première fraction comme de bien entendu. Il faut également savoir qu’un bulletin de vote rapporte en moyenne 1,63 euros au parti pour lequel vous votez. Ceci n’est pas très démocratique à mes yeux, car beaucoup ne vont pas voter véritablement pour qui ils souhaitent pour ce scrutin, mais pour un parti qui se trouve dans une situation délicate comme le parti communiste ou le Front National. Moi-même j’avoue, à moins d’une heure de mon vote, ne pas savoir pour qui voter. Le député UMP sortant de ma circonscription est une personne que j’admire énormément et qui a fait beaucoup pour Marseille. Mais voilà, je ne souhaite pas non plus voir le Front National mettre les clefs sous la porte, sachant qu’un des scores des plus écrasés l’attend. Par conséquent j’avoue que je procéderai à un tirage au sort dans l’isoloir ! Il faudrait procéder à une autre élection pour le financement des partis, car beaucoup d’entre eux vont bientôt devoir claquer la porte. On ne sait plus si les législatives sont des élections locales ou nationales ! Bon vote à tous... Réfléchissez... Si vous souhaitez voter pour le candidat de votre circonscription qui est donné grand favori doit gagner haut la main, financer plutôt un parti en difficulté.
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