Je dois avouer que j’ai rencontré des personnes dont j’ignorais totalement leur curiosité que d’aller voir monsieur Bayrou. Entre des amis à moi (UMP), le candidat Alain Persia de l’UDR et même j’allais dire le maire de mon ancienne commune, que de curieux dans ce meeting. François Bayrou est arrivé accompagné de l’ex ministre de l’égalité des chances monsieur Azouz Begag à pied et en métro jusqu’au parc Chanot, lieux du rendez-vous. Lorsqu’il est sorti du métro, j’ai comme est la tradition de mon tour des meetings fait une photo avec lui, après l’avoir salué tout d’orange vêtu suite au T-shirt des jeunes UDF que j’ai récupéré sur place. Lorsqu’il est arrivé dans la salle, impossible de le toucher tellement le bain de foule était immense. Pire que chez Royal bien que la haie était plus étroite… Sur la scène le slogan « La France de toute nos forces », avec les jeunes UDF. François Bayrou a commencé par remercier tous les présents. Par la suite, il a souligné qu’il était un peu marseillais par son beau fils. Il à dit «Marseille a réussi une alchimie rare, celle d’une ville entièrement forgée autour de sa diversité». «Pour moi Marseille est l’un des visages les plus précieux de la France, a-t-il affirmé, car elle est un symbole de ce pays que nous avons à construire.» «Il n’y a d’avenir pour la France que si elle décide, comme Marseille, que tous les Français peuvent vivre ensemble, au-delà des clivages.» Une façon pour François Bayrou de rappeler son cheval de bataille: une position centriste au-delà des divisions politiques traditionnelles. Ensuite il a bien évidement exposé quelque point sur son programme. Il a démontré qu’il n’y avait pas besoin d’être énarque pour accéder aux plus hautes fonctions, même ministérielle. Il veut donner la chance aussi bien à un ouvrier qu’à un diplômé de science Pô (Quand on voit l’accueil que cette dernière réserve à certaines personnes, je trouve ça plus que normal). Il a également repris le thème de la «fracture sociale» cher à Jacques Chirac en 1995. «Mais aujourd’hui, les fractures s’ajoutent aux fractures». La France serait «entièrement traversée par des lignes de fracture»: économique, géographique, européenne et dans l’éducation. Comme est sa priorité même si son bilan dans ce domaine a était plutôt calamiteux, François Bayrou a parlé d’éducation nationale : «Je veux réparer l’ascenseur social républicain qui assure l’homogénéité de la société». Puis Il est enfin revenu sur les attentats d’Alger de mercredi. S’il est élu, il mènera une «politique de fermeté envers le terrorisme» et de «coopération avec les autres nations». «Nul accommodement avec ce monstre qui est en train de se réveiller». C'est selon lui «une raison de plus pour l’unité : si un pays est uni, il est solide et il peut se défendre». Le meeting et l’ambiance était très sympathique. A la fin du meeting, je me suis rendu juste en face où se tenait le meeting de Gérard Schivardi dont un article devrait être publié dès demain.
Commentaire
Comme tu le notes dans ton article, le fait que le meeting de Marseille se soit aussi bien passé n’est pas un fait anodin. En effet, Marseille est un lieu où la mosaique sociale, ethnique et culturelle qui fait la France d’aujourd’hui est particulièrement diverse. C’est là qu’on voit que le slogan “la France de toutes nos forces” n’est pas une vanité mais bien le reflet d’une volonté d’inclure en son sein tous les citoyens et non un fraction d’entre eux.
J’ai trente et un ans et mes racines politiques sont libérales au sens anglo-saxon du terme. Je pense que François Bayrou a aujourd’hui la volonté et la capacité de contribuer à amener ces idées en France.
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Je n'étais pas à Marseille, mais je pense que ton article reflète bien l'atmosphère et le ton des réunions de François Bayrou.
Quand tu dis que tu émets des réserves sur les partis politiques, pour l'instant nous avons à élire Le Président de la République (cela peut s'écrie au féminin) mais en tout cas une personne qui incarnera la France, qui pour moi doit en respecter toutes les composantes, et qui doit tout faire pour que chacun ait sa chance dans cette République. C'est pourquoi je pense que François Bayrou incarne cette personne.
En ce qui concerne les partis, je suis intimement persuadé qu' à l'issue de cette série d'élections, ils seront différents, des recompositions semblent évidentes, à terme,.On parle d'un Parti Démocrate il me paraît souhaitable qu'il voit le jour, d'une part pour nous en France mais aussi dans une perspective européenne, qui pour est moi insuffisamment présente dans cette campagne.