Un peu plus calme que celui de février dernier, mon deuxième meeting d’Olivier Besancenot aura tout de même était légèrement perturbé par une petite forme de discrimination politique qui se lisait dans l’expression dont certains vigiles nous parlaient à moi et mes collègues de « droite »… Décidément je ne suis pas passé inaperçu. Je ne sais comment bien que j’en doute, mais beaucoup connaissaient mon blog de campagne, et pas seulement les vigiles car quelques jeunes sont venus me saluer très gentiment, me disant qu’ils connaissaient très bien mes sites et qu’ils trouvaient cela très intéressent bien qu’ils ne partagent pas mes idées. Avant de retourner dans ce meeting, beaucoup m’avaient conseillé de ne pas y aller. Sauf que moi, au contraire de beaucoup, et même aux plus hauts échelons, je ne cède jamais aux petits caprices rouges… Et ce n’est pas eux qui ne m’empêcheront quoi que ce soit. Je ne parlerai pas du contenu du discours car j’ai déjà fait un article sur le sujet dans un précédent communiqué.
C’est après celui de François Bayrou que je me suis déplacé juste en face, au meeting de Gérard Schivardi. Ce candidat connu que depuis la stricte égalité des temps de parole était accompagné de Daniel Gluckstein candidat en 2002 pour le parti des travailleurs (Trotskiste). Monsieur Schivardi nous a bien fait rire à moi et mes collègues quand à la manière dont il s’exprime. Il me faisait pensé à un voisin de la maison de campagne de mes grands parents. Malgré que je ne comprenne qu’un mot sur deux de son discours, il y a une chose dont on peut être certains, c’est sa volonté de rupture avec tous les liens qui nous unissent avec l’union européenne, et en priorité avec le traité de Maastricht ! "L’Europe nous a tué !" "Aussi bien moi que les petits commerçants" a-t-il fait comprendre… L’euro est trop cher ! Son programme pour les jeunes serait tellement bien qu’il me paraît plus qu’utopique… Etudes totalement gratuites pour tous, et logement offert pour tous les étudiants. Gérard Schivardi ne se considère pas comme Trotskyste, mais comme l’un des véritables derniers socialistes. Présent sur place, des militants du parti socialiste ont affirmé qu’ils rendraient leur carte au PS pour le rejoindre. Je trouve véritablement « dégelasse » que ses anciennes affiches aient été censurées, surtout lorsqu’on sait comment il est difficile pour un petit parti indépendant de financer cela. Monsieur Gérard Schivardi a dû vendre sa maison et réaliser des quettes à la sortie de chaque meeting. Malgré que je combatte ses idées, je trouve cet homme courageux, car même s’il n’a pas la même vision que moi de la France, on sent qu’il l’aime par-dessus tout ! Il est simple et j’aime ça.
Je dois avouer que j’ai rencontré des personnes dont j’ignorais totalement leur curiosité que d’aller voir monsieur Bayrou. Entre des amis à moi (UMP), le candidat Alain Persia de l’UDR et même j’allais dire le maire de mon ancienne commune, que de curieux dans ce meeting. François Bayrou est arrivé accompagné de l’ex ministre de l’égalité des chances monsieur Azouz Begag à pied et en métro jusqu’au parc Chanot, lieux du rendez-vous. Lorsqu’il est sorti du métro, j’ai comme est la tradition de mon tour des meetings fait une photo avec lui, après l’avoir salué tout d’orange vêtu suite au T-shirt des jeunes UDF que j’ai récupéré sur place. Lorsqu’il est arrivé dans la salle, impossible de le toucher tellement le bain de foule était immense. Pire que chez Royal bien que la haie était plus étroite… Sur la scène le slogan « La France de toute nos forces », avec les jeunes UDF. François Bayrou a commencé par remercier tous les présents. Par la suite, il a souligné qu’il était un peu marseillais par son beau fils. Il à dit «Marseille a réussi une alchimie rare, celle d’une ville entièrement forgée autour de sa diversité». «Pour moi Marseille est l’un des visages les plus précieux de la France, a-t-il affirmé, car elle est un symbole de ce pays que nous avons à construire.» «Il n’y a d’avenir pour la France que si elle décide, comme Marseille, que tous les Français peuvent vivre ensemble, au-delà des clivages.» Une façon pour François Bayrou de rappeler son cheval de bataille: une position centriste au-delà des divisions politiques traditionnelles. Ensuite il a bien évidement exposé quelque point sur son programme. Il a démontré qu’il n’y avait pas besoin d’être énarque pour accéder aux plus hautes fonctions, même ministérielle. Il veut donner la chance aussi bien à un ouvrier qu’à un diplômé de science Pô (Quand on voit l’accueil que cette dernière réserve à certaines personnes, je trouve ça plus que normal). Il a également repris le thème de la «fracture sociale» cher à Jacques Chirac en 1995. «Mais aujourd’hui, les fractures s’ajoutent aux fractures». La France serait «entièrement traversée par des lignes de fracture»: économique, géographique, européenne et dans l’éducation. Comme est sa priorité même si son bilan dans ce domaine a était plutôt calamiteux, François Bayrou a parlé d’éducation nationale : «Je veux réparer l’ascenseur social républicain qui assure l’homogénéité de la société». Puis Il est enfin revenu sur les attentats d’Alger de mercredi. S’il est élu, il mènera une «politique de fermeté envers le terrorisme» et de «coopération avec les autres nations». «Nul accommodement avec ce monstre qui est en train de se réveiller». C'est selon lui «une raison de plus pour l’unité : si un pays est uni, il est solide et il peut se défendre». Le meeting et l’ambiance était très sympathique. A la fin du meeting, je me suis rendu juste en face où se tenait le meeting de Gérard Schivardi dont un article devrait être publié dès demain.
Moi et François Bayrou avant le meeting...
François Bayrou en plein discours...
Azouz Begag qui me fait un petit sourir pour la photo...
François Bayrou au pupitre.














